Installer son propre serveur Minecraft en 2026 : guide complet
En bref
Monter son serveur Minecraft Java en 2026 sur le cloud n'est plus réservé aux experts : ce guide complet vous accompagne pas à pas pour créer une instance sécurisée chez Scaleway (ou tout autre fournisseur) pour environ 20 EUR/mois, sans limite de plugins ni contrôle système. Deux heures, quelques commandes Linux, et vous aurez un vrai serveur stable avec sauvegardes automatiques.
Envie de jouer à Minecraft avec vos potes, votre classe ou votre communauté sans passer par un hébergeur clé-en-main qui vous limite les plugins et vous facture 15 EUR par mois pour 2 Go de RAM ? Bonne nouvelle : en 2026, monter son propre serveur Minecraft Java Edition sur le cloud est devenu accessible à n'importe qui — même si vous n'avez jamais touché à Linux de votre vie. Ce guide fonctionne sur tous les fournisseurs européens ou mondiaux, et on prend Scaleway comme exemple pour rester sur un cloud souverain français. Comptez deux petites heures devant vous, une carte bancaire, et l'envie de suivre les étapes dans l'ordre.
Ce tuto est écrit pour les vrais débutants — pas pour les pros du terminal. On va tout expliquer au fur et à mesure : ce que fait SSH, à quoi sert un firewall, pourquoi on ne fait jamais tourner un serveur en root, ce que signifie chaque ligne de commande qu'on tape. À la fin, vous aurez un serveur Minecraft officiel, sécurisé, qui redémarre tout seul quand il plante, avec des sauvegardes automatiques répliquées en dehors du serveur, et une IP fixe joignable depuis n'importe où. Le tout pour environ 24 EUR par mois, ou beaucoup moins si vous l'éteignez quand personne ne joue.
Ce que vous saurez faire à la fin : créer une instance Scaleway sous Ubuntu 24.04 LTS, la sécuriser avec une clé SSH et un firewall, installer Java 25, installer PaperMC 26.1.2, configurer un service systemd, mettre en place des sauvegardes cron répliquées sur un bucket S3, et vous connecter depuis le client Minecraft comme un chef.
1. Pourquoi le cloud plutôt qu'un hébergeur clé-en-main ?
Les hébergeurs spécialisés Minecraft (Aternos, BisectHosting, Nitrado, OMGServ, Shockbyte…) proposent une interface web où vous cliquez sur un bouton et paf, votre serveur est en ligne. C'est simple, oui, mais il y a plusieurs cailloux dans la chaussure :
- Prix élevé pour peu de RAM : comptez 8 à 20 EUR/mois pour 2 à 4 Go de RAM. Sur le cloud, la même config coûte deux fois moins cher.
- Plugins bridés : certains hébergeurs bloquent l'installation de plugins customs, ou de mods serveurs (Forge, Fabric).
- Zéro contrôle système : impossible d'installer un outil supplémentaire, de changer la version de Java, ou de brancher un backup S3.
- L'IP n'est pas à vous : l'adresse du serveur change souvent, ce qui casse tous les liens que vous avez donnés à vos joueurs.
Sur un cloud généraliste comme Scaleway (boîte française, datacenters à Paris, Amsterdam et Varsovie), vous louez une vraie machine virtuelle Linux. Vous en faites littéralement ce que vous voulez. La contrepartie ? Il faut apprendre à taper quelques commandes dans un terminal. Et devinez quoi, c'est justement le but de ce guide.
Astuce : Aternos est gratuit et pratique pour tester Minecraft entre potes une fois par mois. Dès que vous voulez un serveur permanent, personnalisé ou qui accepte plus de 5 joueurs en même temps, le cloud gagne haut la main.
Pourquoi Scaleway ? Cloud souverain français, et alternatives
Dans ce guide on choisit Scaleway, un hébergeur français dont les datacenters sont à Paris, Amsterdam et Varsovie. Ce n'est pas un choix technique mais un choix de souveraineté : vos données restent en Europe, sous juridiction française et européenne (RGPD strict, aucun Cloud Act américain qui s'applique), et vous soutenez l'écosystème cloud européen. Petit geste, mais qui compte quand on empile les mois d'abonnement.
Rassurez-vous : toutes les commandes qui suivent fonctionnent à l'identique sur n'importe quel autre cloud tant que vous prenez une instance Ubuntu 24.04 LTS. Voici les principales alternatives si vous préférez :
- OVHcloud (français, Roubaix / Gravelines / Strasbourg) — alternative souveraine, tarifs proches sur les VPS et instances Public Cloud.
- Hetzner (allemand) — probablement le meilleur rapport qualité-prix d'Europe pour un serveur Minecraft, mais l'interface est un peu plus austère.
- Infomaniak (suisse) — cloud souverain suisse, tarifs légèrement plus élevés mais neutralité helvétique et fort engagement écologique.
- DigitalOcean, Vultr, Linode / Akamai — américains, populaires chez les gamers, mais tombent sous juridiction américaine.
- AWS, Google Cloud, Microsoft Azure — hyperscalers, largement surdimensionnés (et facturés en conséquence) pour un serveur Minecraft entre copains.
Retenez surtout ceci : seule la création de l'instance dans la console (chapitre 4) change d'un cloud à l'autre. Toutes les commandes SSH, l'installation de Java 25, Paper, le service systemd et les sauvegardes automatiques marchent à l'identique. Si vous êtes déjà sur un autre fournisseur, sautez directement au chapitre 5.
2. Ce qu'il vous faut avant de commencer
- Un ordinateur sous Windows 10/11, macOS ou Linux. Aucun logiciel spécial à installer : le terminal intégré suffit.
- Une carte bancaire. Scaleway n'est pas gratuit, hein. Comptez 20 à 25 EUR pour le premier mois si vous laissez le serveur allumé 24h/24, ou seulement quelques euros si vous l'éteignez quand personne ne joue (voir chapitre 18).
- Une adresse email valide pour créer le compte Scaleway et recevoir les factures.
- Environ 2 heures devant vous. La première fois, on prend le temps de tout comprendre. Les fois suivantes, ce sera l'affaire de 15 minutes chrono.
- Le jeu Minecraft Java Edition installé sur l'ordi des joueurs. Attention piège : la version Bedrock (Xbox, PS5, mobile, Switch) n'est pas compatible avec un serveur Java. Ce guide couvre uniquement Java Edition.
Créer votre compte Scaleway
Rendez-vous sur console.scaleway.com et cliquez sur « S'inscrire ». Renseignez votre email et un mot de passe solide. Scaleway vous envoie un lien de vérification par email : cliquez dessus. Ensuite, dans la console, allez dans Billing » Payment methods et ajoutez votre carte bancaire. Un petit débit test de 1 EUR sera fait puis remboursé quelques jours plus tard. Une fois la carte validée, votre compte passe en « Vérifié » et vous pouvez créer des instances.
3. Choisir la bonne instance Scaleway
Une « instance », c'est juste le mot chic pour machine virtuelle : un ordinateur louable à l'heure. Scaleway propose plusieurs gammes. Voici celles qui nous intéressent en 2026, avec les tarifs vérifiés sur scaleway.com/fr/pricing (hors TVA) :
| Instance | vCPU | RAM | Prix/heure | Prix/mois | Joueurs recommandés |
|---|---|---|---|---|---|
| STARDUST1-S | 1 | 1 Go | ~0,0006 EUR | ~0,50 EUR | Aucun (trop peu de RAM) |
| PLAY2-PICO | 1 | 2 Go | 0,014 EUR | ~10 EUR | 2 à 4 (vanilla léger) |
| PLAY2-NANO | 2 | 4 Go | 0,028 EUR | 20 EUR | 5 à 10 (recommandé) |
| PLAY2-MICRO | 4 | 8 Go | 0,054 EUR | ~39 EUR | 15 à 25 avec plugins |
| PLAY2-SMALL | 4 | 16 Go | 0,108 EUR | ~78 EUR | 25+ avec gros modpack |
Ajoute à ça une IPv4 flexible à 0,005 EUR/heure (environ 3,60 EUR/mois). C'est l'adresse publique et fixe que vos amis utiliseront pour se connecter. Sans elle, votre serveur n'est joignable qu'en IPv6, et disons-le franchement : peu de FAI la supportent proprement aujourd'hui.
Recommandation : pour un serveur de 5 à 10 joueurs entre potes avec quelques plugins Paper, prenez la PLAY2-NANO. C'est le meilleur rapport prix/performances en 2026. Vous pourrez toujours upgrader plus tard sans réinstaller — on verra ça au tout dernier chapitre.
4. Créer votre instance Scaleway pas à pas
Bon, la théorie c'est bien joli, mais on va cliquer maintenant. Suivez les étapes dans l'ordre, c'est vraiment guidé :
- Connectez-vous sur console.scaleway.com.
- En haut à gauche, vérifiez que vous êtes dans une Organization et un Project (le projet « default » convient très bien).
- Dans le menu de gauche, allez dans Compute » Instances, puis cliquez sur « Create Instance ».
- Availability zone : choisissez PAR-1 (Paris) si vous jouez depuis la France, pour un ping minimal.
- Instance type : sélectionnez la gamme PLAY2 puis PLAY2-NANO.
- Image : choisissez InstantApp / OS » Ubuntu » 24.04 Noble Numbat. C'est la version LTS (support longue durée) recommandée en 2026.
- Volumes : laissez le disque SSD par défaut (au moins 20 Go, largement suffisant pour un monde Minecraft).
- SSH keys : on va la générer juste après au chapitre 5. Pour l'instant, laissez cette section, on y reviendra.
- Name : nommez l'instance
minecraft-serverpour la retrouver facilement quand vous aurez dix projets en parallèle. - Cliquez « Create instance ». Elle sera prête en 30 secondes environ.
Une fois l'instance créée, Scaleway lui colle une IPv4 publique temporaire. On la remplacera par une IP flexible au chapitre 8, pour qu'elle ne bouge plus jamais.
5. Générer et enregistrer une clé SSH
SSH (Secure Shell), c'est le protocole qui vous permet de piloter la machine distante depuis votre ordi, en tapant des commandes dans un terminal. Une clé SSH, c'est un fichier secret qui remplace le mot de passe : c'est à la fois plus sûr et plus pratique (vous n'avez rien à retenir).
Une paire de clés SSH, c'est deux fichiers qui vont ensemble comme un cadenas et sa clé :
id_ed25519: la clé privée. Elle reste sur votre ordi, vous ne la partagez JAMAIS avec personne, même pas votre grand-mère.id_ed25519.pub: la clé publique. Celle-là, on la copie sur le serveur Scaleway. C'est le cadenas : seule la clé privée peut l'ouvrir.
Sous Windows 10/11, macOS ou Linux
Ouvrez un terminal (sous Windows : PowerShell, disponible via le menu Démarrer). Tapez la commande suivante, qui génère une paire de clés moderne au format Ed25519 :
Le programme vous demande où sauvegarder la clé : appuyez sur Entrée pour accepter l'emplacement par défaut (~/.ssh/id_ed25519). Il vous demande aussi une passphrase (mot de passe optionnel pour protéger la clé). Pour un premier serveur, vous pouvez la laisser vide (Entrée deux fois), mais c'est plus sûr d'en mettre une — genre le nom de votre chat.
Pour afficher le contenu de la clé publique afin de la copier :
Sélectionnez toute la ligne affichée (elle commence par ssh-ed25519 AAAA…) et copiez-la avec Ctrl+C (ou Cmd+C sur Mac).
Ajouter la clé publique dans Scaleway
Dans la console Scaleway, cliquez sur votre nom en haut à droite puis « SSH Keys ». Cliquez « Add an SSH key », collez le contenu de id_ed25519.pub, nommez la clé mon-pc et validez.
Retournez ensuite sur votre instance minecraft-server et, dans l'onglet SSH keys, ajoutez la clé à l'instance. Scaleway l'installera automatiquement dans le compte root de la VM.
Checkpoint - Où j'en suis ? J'ai un compte Scaleway, une instance PLAY2-NANO qui tourne, et ma clé SSH publique est enregistrée dessus. Il me reste juste à me connecter. Soufflez un coup, vous êtes bien parti.
6. Se connecter en SSH pour la première fois
Récupérez l'IP publique de votre instance dans la console Scaleway (colonne Public IP). On prend ici 51.15.42.100 comme exemple, remplacez-la par la vôtre partout où vous la voyez.
Dans votre terminal (PowerShell sur Windows, Terminal sur Mac/Linux), tapez :
Cette commande, en gros, elle dit : « connectez-vous en SSH sur la machine 51.15.42.100, avec l'utilisateur root ». La toute première fois, SSH affiche un message du style « The authenticity of host… ». Tapez yes et Entrée pour accepter la clé du serveur (c'est une empreinte qui garantit que vous parlez bien à votre machine et pas à un intrus qui aurait piqué son IP).
Si tout fonctionne, vous voyez un prompt du genre root@minecraft-server:~#. Bravo : vous êtes à l'intérieur de votre serveur Linux distant, comme si vous étiez devant lui. Sensation étrange les premières fois, on s'y habitue vite.
Attention Windows : si ssh n'est pas reconnu, ouvrez Paramètres » Applications » Fonctionnalités facultatives, puis installez OpenSSH Client. Redémarrez PowerShell derrière et retentez.
7. Mettre à jour le système et le sécuriser
Une machine fraîchement installée, c'est toujours à mettre à jour avant toute chose. Sur Ubuntu, on utilise apt, le gestionnaire de paquets (l'équivalent d'un magasin d'applications, mais en ligne de commande). Deux commandes essentielles à retenir :
apt update rafraîchit la liste des paquets disponibles ; apt upgrade -y installe les mises à jour de sécurité (le -y répond « oui » aux questions à votre place). L'opération prend 1 à 3 minutes, c'est un bon moment pour aller se chercher un verre d'eau.
Créer un utilisateur non-root
Règle d'or Linux : on ne fait jamais tourner un service (comme Minecraft) sous le compte root. Root a tous les pouvoirs ; si le service est piraté, l'attaquant récupère la machine entière. Attention, c'est ici que 90 % des tutos gratuits sur YouTube se plantent : ils lancent tout en root et vous exposent à une compromission bête. Nous, on crée un utilisateur dédié minecraft avec des droits limités :
Cette commande, elle crée l'utilisateur minecraft, sans mot de passe (on se connectera uniquement en SSH par clé) et sans poser les questions habituelles (nom complet, téléphone…). Un dossier /home/minecraft est créé automatiquement au passage, c'est là que le serveur vivra.
Copiez votre clé SSH publique pour cet utilisateur :
Cette suite duplique la clé autorisée de root vers l'utilisateur minecraft, puis fixe les permissions pour que SSH accepte la clé (0700 sur le dossier, 0600 sur le fichier : lisible uniquement par son propriétaire). C'est un peu pointilleux mais SSH est très strict là-dessus, et c'est pour votre bien.
Désactiver la connexion SSH en root
Maintenant que vous pouvez vous connecter en tant que minecraft, on interdit les connexions SSH en root pour réduire les risques. Éditez la config SSH :
nano, c'est un éditeur de texte simple qui fonctionne directement dans le terminal — parfait pour les débutants (les raccourcis sont affichés en bas de l'écran). Cherchez la ligne #PermitRootLogin prohibit-password (ou similaire), remplacez-la par :
Sauvegardez avec Ctrl+O puis Entrée, quittez avec Ctrl+X. Rechargez SSH pour appliquer :
NE FERMEZ SURTOUT PAS la session SSH en cours ! L'erreur classique, c'est de recharger SSH, fermer la fenêtre par réflexe, puis se rendre compte qu'on n'a plus accès à sa propre machine. Ouvrez une nouvelle fenêtre de terminal et testez la connexion en tant que minecraft :
Si ça marche, tout roule. Sinon, retournez dans la session root encore ouverte et corrigez la config avant de perdre l'accès. Sérieusement, ne sautez pas cette étape de test — c'est le filet de sécurité.
Astuce fail2ban (optionnel) : pour bloquer les tentatives de brute-force SSH, installezfail2banavecapt install -y fail2ban. Il bannit automatiquement les IPs qui font trop d'échecs de connexion. C'est cinq minutes à mettre en place et ça vous évite des milliers de tentatives de robots chinois dans les logs.
8. Configurer les Groupes de sécurité Scaleway
Un firewall (pare-feu), c'est une règle qui filtre ce qui a le droit d'entrer et de sortir de la machine. Scaleway propose les Groupes de sécurité : une couche de filtrage avant même que le trafic n'arrive sur votre VM. Par défaut, tout est ouvert. On va restreindre au strict minimum nécessaire, parce que « tout ouvert », c'est jamais une bonne idée sur Internet.
- Console Scaleway » Instances » Security groups.
- Cliquez « Create security group », nommez-le
sg-minecraft. - Règles inbound (entrant) : autorisez uniquement :
- TCP port 22 depuis votre IP personnelle (récupérez-la sur mon-ip.com). C'est pour le SSH.
- TCP port 25565 depuis
0.0.0.0/0. C'est le port officiel Minecraft Java Edition.
- Règles outbound : laissez tout autorisé (le serveur a besoin de sortir sur Internet pour les mises à jour et l'upload des backups).
- Attachez le groupe à votre instance : onglet Overview de l'instance » Security group » sg-minecraft.
Attacher une IPv4 flexible
Dans le menu Network » Public IPs, cliquez « Reserve IP », choisissez flexible IPv4, puis attachez-la à l'instance minecraft-server. Cette IP restera votre adresse permanente même si vous éteignez et rallumez l'instance mille fois. C'est ce que vous donnerez à vos joueurs.
9. Installer Java
Bon, la machine est prête et sécurisée. Là ça devient marrant : on va installer ce qui fait tourner Minecraft. Java Edition 26.2 (sortie le 16 juin 2026) exige Java SE 25. On installe la version headless (sans interface graphique, plus légère), en JRE puisqu'on n'a besoin que d'exécuter du code, pas de le compiler :
Sur Ubuntu 24.04, OpenJDK 25 se trouve dans le repository universe qu'on active avant l'installation. Vérifiez la version installée :
Vous devriez voir quelque chose comme openjdk version "25.0.x". Si oui, parfait, on peut passer à la suite.
10. Installer Paper (le serveur Minecraft optimisé)
Paper vs Vanilla, en 30 secondes
Vanilla, c'est le serveur officiel de Mojang. Il fonctionne, oui, mais il est lent, mono-thread sur pas mal d'opérations, et n'accepte aucun plugin. PaperMC est un fork de Spigot qui réimplémente le serveur avec des optimisations massives (chunk loading async, anti-lag natif, tick freeze…) et supporte les plugins Bukkit/Spigot. Pour un serveur multi-joueurs, Paper est le choix par défaut en 2026, sans hésiter.
Télécharger Paper
Basculez sur l'utilisateur minecraft, créez un dossier de travail, et téléchargez le dernier build stable. Au 15 juillet 2026, la dernière version stable Paper est 26.1.2 build 74 (le build stable pour Minecraft 26.2 est en cours de release ; vérifiez sur papermc.io/downloads/paper).
sudo -iu minecraft ouvre une session shell en tant que l'utilisateur minecraft (pensez-y comme à « changer de casquette »). wget -O paper.jar télécharge le fichier jar et le renomme paper.jar pour simplifier les commandes qui suivent.
Accepter l'EULA
Mojang exige que vous acceptiez le CLUF (End User License Agreement). Au premier lancement, le serveur crée un fichier eula.txt avec eula=false. On le passe à true explicitement, sans même le lancer :
En faisant cela, vous déclarez avoir lu et accepté le CLUF Minecraft (account.mojang.com/documents/minecraft_eula). Prenez deux minutes pour le survoler, c'est jamais de trop.
Premier lancement (test)
On lance Paper manuellement une première fois pour vérifier que tout fonctionne et générer les fichiers de configuration. On alloue 3 Go de RAM (Xmx3G) et on démarre avec 1 Go (Xms1G) sur une PLAY2-NANO qui a 4 Go au total (on garde 1 Go pour l'OS, sinon Linux s'étouffe) :
Le premier démarrage prend une minute (génération du monde, téléchargement de bibliothèques). Quand vous voyez la ligne « Done! For help, type "help" », tapez stop et Entrée pour arrêter proprement. Ne faites surtout pas Ctrl+C, sinon le monde risque de se corrompre.
11. Configurer server.properties
Le fichier server.properties contient tous les réglages de gameplay. Ouvrez-le avec nano :
Voici les lignes principales à ajuster pour un serveur amical de 10 joueurs :
Explications rapides, pour que vous ne suiviez pas bêtement :
motd: Message Of The Day, s'affiche dans la liste des serveurs du client Minecraft.difficulty: peaceful, easy, normal ou hard.view-distance: chunks chargés autour du joueur. 8 est un bon compromis performance/immersion sur PLAY2-NANO. 10-12 sur PLAY2-MICRO.simulation-distance: chunks où les mobs et redstone « vivent ». Plus petit = moins de lag.online-mode=true: oblige les joueurs à avoir un compte Minecraft valide. Laissez à true, sauf si vous savez exactement ce que vous faites.
12. Créer un service systemd
Lancer le serveur à la main dans une session SSH, ça marche, ok. Mais dès que vous fermez la fenêtre, le serveur s'arrête net. On veut qu'il tourne en tâche de fond, redémarre automatiquement au boot de la machine, et se relance tout seul s'il plante en pleine nuit. systemd, c'est le système de gestion des services d'Ubuntu ; on lui écrit un fichier .service pour lui expliquer quoi faire.
Repassez temporairement en root (ou utilisez sudo) pour créer le fichier :
Collez le contenu suivant :
Détail des lignes clefs :
User=minecraft: le service tourne sous l'utilisateur non-privilégié, pas root. Sécurité, encore et toujours.Restart=on-failure: si Paper crashe, systemd le relance après 15 secondes. Vous pouvez dormir tranquille.SuccessExitStatus=0 143: 143, c'est le code de sortie normal quand on tape stop dans la console.
Rechargez systemd, activez le service au boot, et démarrez-le :
Vérifiez qu'il tourne bien :
Vous devez voir Active: active (running) en vert. Pour regarder les logs en direct (super pratique pour débugger) :
(Ctrl+C pour quitter la vue des logs, ça n'arrête pas le serveur.)
13. Sauvegardes automatiques
Un serveur sans backup, c'est jouer avec le feu : un bug de plugin, une commande /fill mal placée à 2h du matin, un disque qui lâche… et des mois de construction disparaissent. Un pote à qui c'est arrivé m'a raconté qu'il avait perdu trois mois de castle building avec ses potes parce qu'il n'avait rien mis en place. Ne faites pas cette erreur. On met une sauvegarde toutes les 6 heures avec rotation sur 7 jours.
Créez un dossier pour les sauvegardes et un script bash :
Contenu du script :
Rendez-le exécutable et testez-le :
Vous devriez voir un fichier mc-2026-07-15_15h30.tar.gz ou similaire. Programmez maintenant cron pour exécuter le script automatiquement toutes les 6 heures :
Ajoutez la ligne :
Cette syntaxe cron signifie : à la minute 0, toutes les 6 heures, tous les jours. Les logs sont ajoutés à backup.log. Voilà, vous avez des sauvegardes locales toutes les 6 heures. Mais bon, elles sont sur la même machine que le serveur, ce qui est un demi-filet. On passe au chapitre suivant pour vraiment blinder le truc.
14. Sauvegarder hors du serveur avec Scaleway Object Storage (S3)
Attention, c'est ici que 90 % des gens se plantent la première fois — l'erreur classique, c'est de croire que « j'ai des sauvegardes locales, c'est bon, je suis tranquille ». Sauf que si votre instance crame, se corrompt, ou est supprimée par erreur (ça arrive plus souvent qu'on ne le pense), les backups partent avec elle. On veut les mettre ailleurs, dans un endroit isolé, répliqué, et pas cher.
C'est quoi le stockage S3, en vrai ?
S3, à la base, c'est le nom du service de stockage d'Amazon Web Services (« Simple Storage Service »). Mais aujourd'hui, c'est devenu un standard : n'importe quel service qui parle « API S3 » peut être utilisé avec les mêmes outils. Scaleway, OVH, Cloudflare R2, Backblaze B2… tous compatibles.
La grande différence avec un disque dur classique, c'est le modèle mental :
- Un disque, c'est une hiérarchie de dossiers et de fichiers, attachée à une machine. Si la machine meurt, le disque meurt avec.
- Un bucket S3, c'est un grand seau (littéralement, « bucket » en anglais) dans lequel vous déposez des objets identifiés par une clé (le nom de fichier). Chaque objet est répliqué automatiquement sur plusieurs disques dans le datacenter, souvent même sur plusieurs datacenters (Multi-AZ). Une machine peut cramer, le bucket, lui, vit sa vie tranquille.
- Vous ne « montez » pas un bucket comme un disque. Vous discutez avec lui par HTTPS, en envoyant des requêtes PUT (dépose), GET (récupère), LIST (liste). Vos outils s'occupent des détails.
Le point clé pour nous : un bucket est indépendant de votre instance. Vous pouvez détruire la VM entière, réinstaller Ubuntu de zéro, et récupérer vos mondes Minecraft depuis le bucket en cinq minutes. Ça, ça change tout.
Pourquoi Scaleway Object Storage ?
Scaleway propose son propre service compatible S3, hébergé dans les mêmes datacenters français (PAR-1, PAR-2, PAR-3). Facturé au Go et par mois, avec le trafic entrant gratuit. On garde tout dans l'écosystème souverain, et on paie des clopinettes.
Selon la grille tarifaire Scaleway au 15 juillet 2026 :
- Standard Multi-AZ : 0,01606 EUR / Go / mois HT (donnée répliquée sur plusieurs zones de dispo)
- Trafic entrant (upload) : gratuit
- Trafic sortant (download) : gratuit dans la limite d'un quota mensuel généreux
Concrètement : pour un serveur Minecraft de taille raisonnable (disons 10 Go de sauvegardes empilées sur 7 jours), on parle d'environ 16 centimes par mois. Le prix d'un sms.
Étape 1 — Créer un bucket dans la console
- Console Scaleway » menu de gauche » Object Storage » Buckets.
- Cliquez « Create bucket ».
- Region : choisissez PAR (Paris) pour rester proche de votre instance (upload plus rapide).
- Bucket name : par exemple
mon-bucket-minecraft-backups. Les noms sont uniques globalement chez Scaleway, ajoutez un suffixe si le vôtre est déjà pris. - Storage class : Standard. On veut la donnée disponible tout le temps.
- Visibility : Private. Bien sûr, vous ne voulez pas que n'importe qui télécharge vos mondes.
- Validez. Le bucket est prêt en 5 secondes.
Étape 2 — Créer une clé API
Un outil qui uploade sur le bucket a besoin d'une identité pour prouver qu'il en a le droit. C'est une paire clé/secret, comme un login/mot de passe machine-à-machine.
- Cliquez sur votre nom en haut à droite » « API keys ».
- « Generate an API key ». Nom :
minecraft-backup. Preferred project : le projet où vit votre bucket. - Scaleway vous affiche une seule fois l'Access key et la Secret key. Copiez-les tout de suite quelque part en sécurité (pas dans un post-it sur le bureau, hein). Si vous perdez la Secret key, vous devrez en régénérer une.
Étape 3 — Installer et configurer s3cmd sur l'instance
Il existe deux clients CLI populaires pour parler S3 : s3cmd (simple, orienté fichiers) et rclone (plus riche, style rsync). On prend s3cmd, c'est le plus lisible pour un débutant.
Deux façons de configurer s3cmd : la version interactive (s3cmd --configure, qui vous pose 12 questions) ou la version directe en écrivant le fichier ~/.s3cfg à la main. On fait la deuxième, plus rapide et reproductible.
Basculez en utilisateur minecraft et créez le fichier :
Collez ce contenu, en remplaçant VOTRE_ACCESS_KEY et VOTRE_SECRET_KEY par les valeurs que Scaleway vous a affichées :
Puis verrouillez le fichier (il contient un secret, on ne veut pas qu'un autre utilisateur le lise) :
L'endpoint Scaleway pour la région PAR-1, c'est s3.fr-par.scw.cloud — c'est l'URL que s3cmd contactera. Pour AMS ou WAW, c'est s3.nl-ams.scw.cloud et s3.pl-waw.scw.cloud.
Étape 4 — Tester la connexion
Un petit ping du bucket pour vérifier que tout se parle correctement :
Si le nom de votre bucket apparaît, c'est nickel : la clé fonctionne. Sinon, revérifiez l'access key, la secret key, et l'endpoint dans ~/.s3cfg.
Envoyez un premier fichier de test :
Si vous voyez test.txt listé, vous êtes officiellement branché au cloud storage. Faites un petit high-five à votre chat.
Étape 5 — Modifier le script de backup pour uploader automatiquement
Reprenez le script ~/backup.sh du chapitre 13 et ajoutez-y l'upload vers le bucket, plus une politique de rétention côté bucket (on garde 30 jours dans le cloud, contre 7 jours en local — c'est pas cher, autant garder plus). Version finale :
Note un truc : la rétention côté bucket peut aussi se gérer via une lifecycle policy directement sur Scaleway (Console » Bucket » onglet Lifecycle), qui supprime automatiquement les objets plus vieux que X jours. C'est plus propre et ça n'implique aucun script. Mais si vous débutez, la version dans le script marche parfaitement.
Testez le nouveau script :
Votre monde vit maintenant sur trois emplacements physiques différents à l'intérieur du datacenter Scaleway. Le sommeil sera bien meilleur ce soir.
Restaurer depuis S3 en cas de plantage
Imaginons le pire : votre instance est morte, ou vous voulez tout redémarrer sur une nouvelle VM propre. Voici la procédure de restauration, depuis une machine fraîchement installée :
Vous retrouvez world/, world_nether/, world_the_end/, plugins/ et server.properties exactement comme au moment de la sauvegarde. Retéléchargez paper.jar, remettez le service systemd du chapitre 12 en place, et systemctl start minecraft — vous voilà de retour au dernier point de sauvegarde. Le tout, en une dizaine de minutes.
Bonus sérénité : pour aller encore plus loin, vous pouvez activer la versioning sur le bucket (Console » Bucket » Settings). Chaque écrasement d'un fichier est conservé — un joueur qui casserait tout et rebâtirait par-dessus ne pourrait plus écraser votre sauvegarde. Trois clics dans la console.
15. Se connecter depuis le client Minecraft
Bon, vous avez monté un serveur digne d'un mini-hébergeur. Là ça devient marrant : on va enfin jouer dessus.
- Lancez le launcher officiel Minecraft et sélectionnez la version Java Edition 26.1.2 (identique à votre Paper). Cliquez Play.
- Sur l'écran d'accueil, cliquez Multiplayer » Add server.
- Server Name : Mon serveur Scaleway. Server Address :
51.15.42.100(votre IP flexible). - Cliquez Done, puis double-cliquez sur le serveur. Vous devriez être en jeu en quelques secondes.
Astuce nom de domaine : pour ne pas donner une IP à vos amis (c'est moche à retenir), achetez un domaine (5 EUR/an chez Gandi ou OVH), créez un enregistrement DNS A mc.mon-domaine.fr pointant vers votre IP flexible. Ils se connectent avec un nom lisible, et si vous changez d'IP un jour, vous n'avez qu'à changer le DNS.
16. Optimisations Paper (paper.yml, spigot.yml, bukkit.yml)
Paper génère plusieurs fichiers de configuration dans ~/server/config/ après le premier lancement. Les réglages les plus rentables pour réduire le lag :
paper-world-defaults.yml
chunks.entity-per-chunk-save-limit: limite les entités sauvegardées par chunk (évite les fermes de créatures abusives qui font ramer tout le monde).tick-rates.mob-spawner: rallonger le tick des mob spawners diminue le CPU.collisions.max-entity-collisions: 2(par défaut 8) : moins de calculs de collisions dans les foules de mobs.
bukkit.yml
Réduire ces limites (défaut : 70, 10, 5, 15) diminue drastiquement le nombre de mobs actifs, donc le CPU. Vous ne verrez aucune différence côté joueur, promis.
Flags JVM Aikar
Les flags Aikar, ce sont un ensemble d'options JVM optimisées pour Minecraft, mises au point par Aikar (dev historique de Paper). Copiez-collez-les, ne cherchez pas à comprendre chaque flag ligne par ligne, vous allez y passer la nuit. Remplacez la ligne ExecStart de votre service systemd par :
Note que Xms et Xmx sont mis à la même valeur : c'est recommandé par Aikar pour éviter les cycles de réallocation mémoire, qui provoquent des micro-freezes en jeu.
17. Combien ça coûte au mois ?
Additionnons pour une PLAY2-NANO allumée 24h/24 en 2026 :
- Instance PLAY2-NANO : 20,00 EUR/mois (2 vCPU, 4 Go RAM)
- IPv4 flexible : environ 3,60 EUR/mois
- Volume SSD (20 Go inclus, négligeable au-delà)
- Bande passante : gratuit chez Scaleway jusqu'à plusieurs To/mois
- Bucket Object Storage (10 Go de backups) : environ 0,16 EUR/mois
Total : environ 24 EUR/mois HT pour un serveur dispo 24h/24 avec backups répliqués. Divisé par 5 joueurs, c'est moins de 5 EUR par personne. Et vous pouvez arrêter l'instance quand vous ne jouez pas (voir chapitre 18) pour descendre encore plus bas.
Sur PLAY2-MICRO (8 Go RAM), comptez plutôt ~42 EUR/mois avec l'IP.
18. Éteindre et rallumer l'instance pour économiser
Scaleway facture les instances à l'heure, uniquement quand elles sont Running. Si vous les arrêtez proprement, vous ne payez plus le CPU/RAM (juste le stockage et l'IP, quelques centimes par jour). Astuce redoutable pour un serveur entre potes qui ne joue que le week-end : vous payez 2 jours sur 7 au lieu de 7 jours sur 7.
Deux façons d'arrêter :
- Depuis la console : onglet Overview de l'instance » bouton Power off.
- Depuis SSH :
sudo systemctl stop minecraft && sudo shutdown now.
Pour rallumer : bouton Power on dans la console. Le service Minecraft redémarre tout seul grâce à systemd (30 secondes environ). Magique.
Attention : ne détruisez surtout pas l'instance sans backup S3 en poche ! Arrêter et terminer sont deux actions différentes. « Power off » garde tout ; « Delete » efface le disque. C'est le genre d'erreur qui se paye cher.
19. Dépannage : les erreurs les plus fréquentes
« Connection timed out » côté client Minecraft
Le trafic n'atteint pas le port 25565 du serveur. Vérifiez dans l'ordre : (1) le service tourne : sudo systemctl status minecraft. (2) le port est ouvert dans le groupe de sécurité Scaleway. (3) l'IP est la bonne (attention aux fautes de frappe, on n'a jamais réussi à se connecter à un serveur en tapant le mauvais octet). Testez depuis l'extérieur :
« java.lang.OutOfMemoryError: Java heap space »
Vous n'avez pas assez de RAM allouée. Sur PLAY2-NANO (4 Go), gardez -Xmx3G. Sur PLAY2-MICRO (8 Go), passez à -Xmx6G. Sur PLAY2-PICO (2 Go), plafonnez à -Xmx1500M et évitez les modpacks lourds.
« Unable to bind to port 25565 »
Un autre processus utilise déjà le port. Vérifiez :
Si c'est une ancienne instance de Paper toujours en vie, tuez-la : sudo systemctl stop minecraft puis sudo pkill -u minecraft java. Puis relancez le service.
« Outdated server / outdated client »
La version de Paper installée sur le serveur ne correspond pas à la version du client Minecraft. Vérifiez le nom de fichier paper-26.1.2-74.jar et sélectionnez la même version dans le launcher Minecraft. Paper 26.2 experimental fonctionne avec Minecraft 26.2 client, mais pour un débutant, restez sur la version stable, on ne joue pas les héros ici.
« Permission denied (publickey) »
SSH refuse la connexion. Vérifiez que : (1) vous utilisez le bon utilisateur (minecraft@, pas root@). (2) le fichier ~/.ssh/authorized_keys sur le serveur contient bien votre clé publique. (3) permissions du dossier ~/.ssh à 700 et du fichier authorized_keys à 600. Les trois sur trois, sinon SSH boude.
20. Pour aller plus loin
Plugins Paper indispensables
Déposez les fichiers .jar dans ~/server/plugins/ et redémarrez le service.
- EssentialsX : commandes
/home,/tpa,/back, kits, économie… le couteau suisse. - LuckPerms : gestion fine des permissions par groupe (invité, joueur, VIP, modérateur, admin).
- WorldEdit : constructions massives, copier/coller de régions entières.
- CoreProtect : historique des actions, roll-back en cas de griefing.
- DiscordSRV : ponter le chat Minecraft avec un salon Discord. Les copains hors du jeu voient ce qui se passe.
Whitelist
Pour un serveur privé entre amis, activez la whitelist afin que seuls les pseudos autorisés se connectent. Dans la console du serveur (ou via SSH avec screen/tmux) :
Migration vers une instance plus grosse
Le jour où la PLAY2-NANO est saturée (spoiler : ça arrive quand vous êtes trop nombreux ou que vous partez dans un modpack lourd), arrêtez l'instance dans la console, cliquez Change instance type, choisissez PLAY2-MICRO ou PLAY2-SMALL. Redémarrez : votre monde et votre config restent identiques. Aucune réinstallation. Deux minutes chrono.
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Vous avez déjà hébergé un serveur Minecraft ? Sur quoi ?
Questions fréquentes
Pourquoi ne pas rester chez un hébergeur clé-en-main comme Aternos ou Nitrado ?
Est-ce que toutes les commandes marchent sur OVHcloud, Hetzner ou DigitalOcean ?
Est-ce que ce guide marche pour Minecraft Bedrock (Xbox, PS5, mobile) ?
Combien ça coûte vraiment par mois si je laisse le serveur allumé 24h/24 ?
Je n'ai jamais ouvert un terminal de ma vie, c'est vraiment pour moi ?
À retenir
- Le cloud généraliste coûte deux fois moins cher qu'un hébergeur Minecraft clé-en-main, avec zéro limite de plugins ou de contrôle système.
- Scaleway (français) ou ses alternatives européennes garantissent vos données en Europe, loin du Cloud Act américain.
- Une PLAY2-NANO (2 vCPU, 4 Go RAM) suffit amplement pour 5 à 10 joueurs avec plugins ; le coût réel tourne autour de 20-25 EUR/mois.
- SSH, firewall, service systemd et sauvegardes cron : ce guide explique chaque commande, même si vous ne connaissez pas Linux.
- Une adresse IP fixe et flexible (3,60 EUR/mois) est essentielle pour que vos amis se reconnectent toujours au même serveur.
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