La fin des consoles de salon programmée ? Les PS6 et Xbox Helix signeraient leur arrêt de mort...
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La fin des consoles de salon programmée ? Les PS6 et Xbox Helix signeraient leur arrêt de mort...

Fabian Fabian Lainé
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En bref

Peter Moore, ancien patron de Xbox, tire la sonnette d'alarme : la flambée des prix des composants, dopée par la demande massive en puces pour l'IA, pourrait rendre économiquement inviable le modèle traditionnel des consoles de salon. Au-delà de 800 à 1 000 euros au lancement, le grand public disparaît, et le cloud gaming n'offre aucune échappatoire.

Peter Moore ne mâche pas ses mots. L'ex-patron de Sega America et de Xbox tire la sonnette d'alarme dans une interview accordée à Kotaku : si les prix des composants continuent de grimper, le modèle économique des consoles de salon pourrait tout simplement s'effondrer.

La faute à l'IA

Le problème est structurel. L'explosion de la demande en puces pour l'intelligence artificielle asphyxie les chaînes d'approvisionnement, faisant grimper les coûts de fabrication à des niveaux inédits. Moore résume la situation avec une formule qui fait mal : les puces sont devenues « inestimables, comme des pierres précieuses ». Sony, Microsoft et Nintendo absorbaient historiquement des pertes sur le hardware pour se rattraper sur les jeux et les abonnements. Ce modèle des ventes à perte ne tient plus face à une inflation aussi violente.

Le seuil qui fait tout basculer

La vraie bombe à retardement, c'est le prix au lancement. Shawn Layden, ancien PDG de Sony Interactive Entertainment America, partage le même diagnostic : franchir la barre des 800 à 1 000 euros pour une console couperait brutalement le grand public. La Steam Machine vendue au-delà de 1 000 euros en est l'exemple parfait - adoption quasi nulle. À ce tarif-là, le PC redevient une alternative sérieuse, avec un catalogue infiniment plus large et des entrées de gamme qui restent accessibles.

Le cloud n'est pas la solution miracle

Moore évoque un avenir où une simple puce intégrée au téléviseur suffirait à streamer des jeux, à la Netflix. Sauf que le cloud gaming se heurte à un paradoxe brutal : les serveurs nécessaires entrent en concurrence directe avec les centres de données que Google, Amazon et consorts construisent justement pour... l'IA. Le problème se mord la queue. Aucune échappatoire évidente en vue pour les constructeurs, ni à court terme.

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Pensez-vous que les consoles de salon vont vraiment disparaître ou que Sony et Microsoft trouveront une solution ?

Questions fréquentes

Pourquoi les prix des consoles risquent-ils d'exploser ?
La demande massive en puces pour l'intelligence artificielle asphyxie les chaînes d'approvisionnement mondiales. Les constructeurs de consoles se battent désormais avec Google, Amazon et autres géants de la tech pour accéder aux mêmes composants. Le résultat : une inflation sans précédent sur les coûts de fabrication.
Quel est le seuil critique de prix qui tue une console ?
Selon Shawn Layden, ancien PDG de Sony Interactive Entertainment America, franchir la barre des 800 à 1 000 euros au lancement tue l'adoption grand public. Au-delà, le PC avec son catalogue colossal et ses entrées de gamme accessibles redevient une alternative bien plus attrayante.
Le cloud gaming peut-il sauver les consoles de salon ?
Non. Peter Moore souligne que même si une simple puce intégrée au téléviseur pouvait streamer les jeux à la Netflix, les serveurs nécessaires entreraient en concurrence directe avec les centres de données que construisent déjà les géants de l'IA. C'est un cercle vicieux sans issue visible.
Quels sont les précédents d'une console trop chère ?
La Steam Machine, lancée au-delà de 1 000 euros, est devenue un quasi-fiasco en termes d'adoption. Personne ne l'a achète. C'est le même scénario qui guette PS6 et Xbox Helix si les coûts ne sont pas maîtrisés.

À retenir

  • L'explosion de la demande en puces IA asphyxie les chaînes d'approvisionnement et fait grimper les coûts de fabrication à des niveaux inédits.
  • Sony, Microsoft et Nintendo ne peuvent plus absorber des pertes sur le hardware si les prix de production explosent de manière aussi violente.
  • Franchir la barre des 800 à 1 000 euros au lancement couperait brutalement l'accès au grand public, comme l'a montré l'échec de la Steam Machine.
  • Le cloud gaming ne résout rien : les serveurs nécessaires entrent en concurrence directe avec les centres de données construits pour l'IA.

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